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Les hommages affluent après le décès du francophile Umberto Eco

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648x415_umberto-eco-23-mai-2013

« Personnage inoubliable » pour le cinéaste Jean-Jacques Annaud, « immense humaniste » pour François Hollande ou « créateur génial » pour Audrey Azoulay, les hommages à l’écrivain italien et francophile Umberto Eco, décédé à 84 ans, se sont multipliés ce samedi en France.

« C’est un modèle, un personnage inoubliable. C’est l’humain, le bipède, préféré de ma vie. C’était à la fois un immense érudit et un très bon vivant », a raconté à l’AFP le réalisateur Jean-Jacques Annaud, qui a adapté au cinéma en 1986 le célèbre roman « Le nom de la rose ». « Je me rappelle qu’un jour, j’entends un magnifique solo de flûte, c’était Umberto qui interprétait Vivaldi, a confié le cinéaste. Après, on est allés manger dans un bistrot du coin, des pâtes au fromage dont il s’est goinfré. C’était ça, Umberto. Un personnage d’une gaieté folle » qui « avait une sorte de gourmandise, de joie à patauger dans la connaissance ».

« Umberto Eco s’intéressait à tout », a également souligné François Hollande, « car il pensait que tout est signe dans une société. Ce grand savant était aussi à l’aise dans l’histoire médiévale que dans les bandes dessinées qu’il fut l’un des premiers universitaires à défendre dans les années 1960 ». « Jamais fatigué d’apprendre et de transmettre son immense érudition avec verve et humour », a encore dit le président de la République, « il était nourri des mythes et des sagesses du monde entier ».

« C’est une conscience européenne qui nous quitte », a tweeté le Premier ministre, Manuel Valls, qui voit en lui « un immense conteur ».

Pour Jean-Marc Ayrault, « Umberto Eco a incarné et perpétué le génie de l’Europe, du métissage des cultures, du dialogue entre les langues et les civilisations et du croisement des époques ». « Il disait que la langue de l’Europe était la traduction et, tout au long de sa vie, il a été un infatigable passeur et un interprète de talent », a affirmé le ministre des Affaires étrangères.

« Umberto Eco était un grand intellectuel italien et européen, un créateur génial dont l’oeuvre a traversé les frontières du monde des lettres et des idées », a salué de son côté la ministre de la Culture, Audrey Azoulay. « Ses idées, son sens du récit et son écriture malicieuse resteront à jamais ».

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