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70 ans après la fin du régime colonial outre-mer

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départementalisation des quatre "vieille colonies

Le 70ème anniversaire de la départementalisation des quatre « vieille colonies » -Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion- , obtenue le 19 mars 1946, est « l’occasion de rappeler que la quête d’égalité est toujours d’actualité », a souligné mercredi la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, dans une communication en Conseil des ministres.

 

Aujourd’hui, l’objectif du gouvernement est « l’égalité réelle car il reste encore beaucoup à faire pour que le rattrapage soit plein et entier », entre les Outre-mer et l’Hexagone, a précisé la ministre, qui a reçu la veille un rapport en ce sens du député de Guadeloupe Victorin Lurel, préfiguration d’un projet de loi attendu pour l’été.

Le 19 mars 1946, la loi de départementalisation était adoptée à l’unanimité à l’Assemblée. 70 ans plus tard, la commémoration passera notamment à Paris par un colloque vendredi au ministère des Outre-mer.

Le texte était issu de la fusion de trois propositions de loi déposées, juste après la seconde guerre mondiale, par les représentants de ces « quatre vieilles colonies »: Aimé Césaire, Léopold Bissol, Gaston Monnerville et Raymond Verges.

« Ce que les promoteurs de la départementalisation désiraient si ardemment, c’était la pleine appartenance de tous les territoires de France à la République. Ce qu’ils réclamaient de la manière la plus forte, c’était la garantie de l’application d’un droit social commun à tous les Français », selon la ministre.

« Ce changement statutaire était alors perçu comme la garantie de l’égalité civile, juridique, économique et sociale ».

Et « le retard d’extension des lois sociales dans les décennies qui ont suivi 1946 qui a pu entraîner, pendant une période, la critique du modèle départementaliste », ajoute-t-elle.

Aujourd’hui, où « les quatre départements de 1946 sont complètement intégrés à la France et à l’Europe », « l’égalité est toujours une très forte revendication dans les Outre-mer ». « Partout, la force du message d’Aimé Césaire demeure : on ne peut accepter de citoyens français +entièrement à part+. Tous les Français doivent être des citoyens +à part entière+ », a-t-elle ajouté.

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